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ACTA, un accord qui menace la liberté sur internet.

ACTA est une offensive de plus contre le partage de la culture sur Internet. ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou accord commercial anti-contrefaçon) est un accord négocié secrètement de 2007 à 2010 par un petit « club » de pays (39 pays, dont les 27 de l’Union européenne, les États-Unis, le Japon, etc).Depuis de nombreux pays ont signés: les Etats-Unis, l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, le Japon, le Maroc, le Nouvelle-Zélande et Singapour. L’Union Européenne, la Suisse, la Pologne et le Mexique n’ont pas encore apposé leurs signatures. Le traité doit encore être ratifié par le Parlement Européen, qui a jusqu’au 1er mai 2013 pour signer l’ACTA.

Cet accord vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international… Jusque là tout va presque bien. Mais, afin de vérifier que vous n’échangez aucun contenu soumis au droit d’auteur, ACTA va renforcer la surveillance tous azimuts. Les fournisseurs d’accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues sur votre ordinateur. Il suffira de citer un article de presse dans un email ou d’envoyer un extrait de musique pour être pris la main dans le sac. Les informations seront alors envoyées à leur auteur et vous pourrez écoper à leur demande d’une amende voire d’une peine de prison.

Comme d’habitude, cet accord ne profitera qu’à une fraction d’industriels tels que les compagnies RIAA et MPAA (associations interprofessionnelles qui défendent les intérêts de l’industrie du disque et du cinéma). Ce sont leurs actions de lobbying auprès des pouvoirs politiques qui sont l’origine d’ACTA. Alors que les négociations se font dans le plus grand secret et la plus sombre opacité, à nouveau la démocratie est bafouée et ce sont des lois liberticides qui sont en passe de nous être imposées par des acteurs économiques.

Cette censure pourrait également donner les moyens de supprimer ou raréfier des informations gênantes comme cela se pratique déjà dans de nombreux pays, par le filtrage de contenus spécifiques, de mots clés, de sites Internet… Pour éviter cette strangulation, il s’agit de se mobiliser toutes et tous dans les rassemblements prévus le samedi 28 janvier pour dire non à :

 

  • La censure d’internet ;
  • La restriction de la liberté d’expression ;
  • La surveillance totale de toutes nos activités en ligne ;
  • La perte de libertés et droits civiques ;
  • La perte de connexion internet pour ceux qui enfreindraient les nouvelles règles ;
  • L’abandon d’un idéal de démocratie à des lobbies financiers

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Pour approfondir le sujet, nous vous conseillons tout d’abord de regarder cette vidéo —->Non à Acta

puis de lire les articles suivants : 

– Liberté internet : le projet ACTA fait suite à Pipa et Sopa. 

– La cyberguerre entre politiciens et Anonymous autour de ACTA. 

– Un dossier complet sur le sujet, réalisé par le site de La Quadrature du Net.